LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- redouter : Craindre fortement. La crainte diffère de la peur : on a peur d'un danger présent (réel ou supposé), on craint un danger à venir (réel ou supposé).
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
Extrait du corrigé : Épictète, Manuel, vers 130 apr. J.-C. « En s'occupant de philosophie comme il convient, on ne fait pas autre chose que de rechercher la mort et l'état qui la suit. » Platon, Phédon, Ive s. av. J.-C. « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions tranchées qu'ils ont sur les choses; par exemple, la mort n'a rien d'effrayant, [...] mais c'est l'opinion tranchée selon laquelle la mort est effrayante qui est elle-même effrayante.
Corrigé de 1275 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Faut-il redouter la mort ?" a obtenu la note de : aucune note
suis-je penser l'unité humain mort "qui exacte redouter soi-même genre d'être pas j'ai question diversité cultures être obstacle réponse conscience
![]() | ![]() |
Si la peur, se caractérise par la présence ou l'imminence d'un péril; il est légitime, au nom de l'instinct de conservation -qui nous enjoint de préserver notre intégrité physique et mentale- d'être apeuré par l'idée de devoir mourir hic et nunc ou, a fortiori de se trouver en danger (de mort). En revanche, le sentiment de crainte est plus subtil puisqu'il est une angoisse, une attente tourmentée et anticipatrice à l'égard d'une menace à venir. Aussi, sa raison d'être ne se fonde pas sur l'universalité et la nécessité comme la notion de peur; mais, sur une approche plus personnelle et contingente.
Que l'homme craigne et anticipe la mort, voilà un fait. Mais, y a-t-il de droit, un fondement rationnel à cette thanatophobie? La mort est-elle vraiment cet horizon indépassable et tragique? De devoir mourir, un jour, cela doit-il nous plonger dans les vertiges de l'absurde, du nihilisme notre vie durant? A l'inverse, ne pas redouter de la mort soit par désinvolture, par fuite ou encore par assurance prosélyte, n'est-ce pas éluder un questionnement fondamental et impératif de l'exister humain? N'y a-t-il pas une impérieuse nécessité pour l'homme à réfléchir sur son eschatologie, ses fins ultimes?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie