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Définitions des termes :
- subjectivité : Attitude d'une personne qui juge, pense ou apprécie en fonction de sa conscience, de ses opinions et ses goûts. En philosophie, on parle de subjectivisme pour définir un système de pensée qui accorde une place prépondérante au sujet pensant.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : III) Le devenir subjectif comme accès à l'Absolu (Kierkeegard). Le sujet cartésien, kantien ou hégélien (comme accès au général) se dilue dans une universalité abstraite qui au lieu de la vie ne propose qu'une fantasmagorie incapable de répondre aux attentes du sujet. Aussi, le « devenir subjectif » kierkegaardien pourrait paraître être la profession de foi d'un retour à la vie esthétique. Il n'en est rien ‑quoique l'esthéticien soit moins éloigné que l'éthicien du religieux. Pour comprendre cette conversion, ce saut qualitatif dans la foi, il faut relire l'histoire biblique d'Abraham: Dieu demande au "chevalier de la foi" de sacrifier son fils Isaac. Exigence absurde dérogeant à toute justification, paradoxe supra‑rationnel. Pourtant, Abraham obéira à Dieu. Telle est bien la foi, une obéissance sans condition à Dieu. Cette obéissance aveugle n'est pas sans "crainte et tremblement", mais seul Dieu est porteur de l'espoir de voir Isaac rendu à son père, comme Regina à Soren... Il existe bien un dépassement de l'éthique où l'homme s'isole des devoirs généraux pour se retrouver dans un face‑à‑face avec Dieu, dans un rapport subjectif à Dieu que le christianisme commande lui‑même.
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Le corrigé du sujet "La subjectivité est-elle vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
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Introduction :
« J’en suis intimement convaincu. » Etrange expression : on fait de la vérité une affaire personnelle alors que la vérité doit être dans les faits, dans la réalité extérieure à tout ce qui est personnel.
La vérité est un discours en accord avec la réalité. Elle trouve son expression la plus achevée dans la science qui est un discours impersonnel au possible. On peut même dire que la vérité se gagne contre la conviction personnelle, dans le dialogue ouvert ou dans la vérification expérimentale.
Cependant, que serait un discours sans des personnes qui l’énoncent, qui essaient de décrire la réalité à travers lui, qui souhaitent se communiquer leurs découvertes…? La personne ou le sujet est la première condition de toute vérité.
Problématique :
La vérité doit être la même pour tous, cependant, on ne peut y adhérer que par un sentiment personnel.
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