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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pitié : Sentiment de sympathie qu'inspire le spectacle des souffrances d'autrui. Pour Rousseau, la pitié est un sentiment naturel à la base de tout respect et de toute moralité.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
- mauvais : 1) Opposé à bon. 2) Mauvaise conscience: état de celui qui doute de la légitimité de ses actes ou éprouve du remords.
Extrait du corrigé : Il peut même, s'il le juge utile, donner les signes extérieurs de la pitié, et d'une pitié qui soit à la fois rationnelle et bienfaisante. Voilà le point de vue des moralistes qui poussent le rationalisme jusqu'à ses conséquences extrêmes et aboutissent à la thèse paradoxale que nous avons à apprécier. Car c'est un paradoxe. II. - DISCUSSION A. Comme tout paradoxe, cette thèse contient une part de vérité, plus de vérité même que, à l'extrême opposé, une morale de la pitié, la pitié, en effet, n'est moralement bonne que dans les limites de la raison. Dans la mesure où elle éclipse la raison, la conduite compatissante, sans être mauvaise et inutile, perd de sa valeur et n'atteint pas si bien son but. B. Mais l'idéal que propose l'affirmation soumise à notre jugement est chimérique parce qu'il implique une méconnaissance fondamentale de la nature humaine. L'homme est un esprit incarné dans un corps et non un pur esprit.
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Le corrigé du sujet "Que pensez-vous de cette affirmation : « La pitié chez l'homme qui vit sous la conduite de la raison est par elle-même mauvaise et inutile. » ?" a obtenu la note de : aucune note
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