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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
Extrait du corrigé : Pascal, témoin de l'essor de cette pensée, perçoit clairement ses conséquences sur l'idée qu'on se fait de la nature. b) Pascal : «Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie» * Pascal ne conçoit plus l'univers que les sciences donnent à penser comme une Nature où l'on pourrait habiter sans crainte, mais comme « une île déserte et effroyable» (Pensées, éd. Brunschwicg, n° 693), un «cachot» ou encore une sorte d'océan sans rivage au sein duquel «nous voguons [...] toujours incertains et flottants» (n° 72). * Que pourrait bien signifier l'idée d'un respect de la nature, dès lors que celle-ci, en elle-même, est étrangère au monde des valeurs, puisqu'avec la pensée scientifique s'opère, comme l'observait A. Koyré, un «divorce» total entre le monde des valeurs et le monde des faits ? * Mais la substitution d'une nature-univers, impersonnelle, indifférente, à la Nature-Cosmos, mystérieuse et divine, conduit à privilégier la pensée humaine qui, dans la nature, occupe une position exceptionnelle. «Par l'espace, écrit Pascal, l'univers me comprend et m'engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends» (ibid. n°348). N'est-ce pas la pensée consciente, condition des sciences, qu'il faut désormais admirer ?
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Le corrigé du sujet "Pour quelles raisons devrait-on respecter la nature " a obtenu la note de : aucune note
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