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Sujet : Quels sont les signes qui nous permettent de distinguer nettement d'une part le rêve, de l'autre la conscience à l'état de veille ?

Définitions des termes :
  • signes : Eléments du langage qui associent d'une façon conventionnelle une suite de sons et un concept.
  • rêve : Succession d'images qui se déroulent dans la conscience pendant le sommeil et que le sujet endormi vit comme des événements réels. Pour les anciens, le rêve est un signe qui vient de l'Au-delà. Pour les scientistes du XIXe siècle, c'est la mécanique nerveuse, libérée du contrôle de la conscience vigilante, qui explique cette succession d'images peu cohérentes. Ni l'explication magique, ni l'application physiologique ne découvrent au rêve un sens humain. Le sens du rêve est situé en quelque sorte soit au-dessus, soit au-dessous de l'homme : les dieux parlent en mes songes ou bien c'est mon corps qui rêve, mais ce n'est pas moi qui rêve. Mes rêves, si l'on peut dire ne me concernent pas. Freud, le premier, donne au rêve un sens humain : Le rêve est la satisfaction d'un désir. La censure (voir ce mot) qui, à l'état de veille, refoule les désirs scabreux, interdits, se trouve pendant le rêve non pas supprimée mais affaiblie. Les désirs interdits se satisfont dans le rêve, mais d'une façon encore détournée, voilée, symbolique. Le rêve nécessite donc une interprétation et son incohérence n'est qu'apparente. Sous les images manifestes, patentes, du rêve, le psychanalyste doit découvrir des significations cachées.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.

Extrait du corrigé : INTRODUCTIONA) - On pourrait contester l'existence de ces signes et l'assimilation de la réalité au rêve est un argument classique ; a) soit du scepticisme (notamment du doute « hyperbolique » de Descartes) b) soit de l'idéalisme empirique (Taine et l'hallucination vraie.)B) - Mais, a) outre que Descartes sort de son doute et que Taine reconnaît un critérium de la vérité empirique : l'intensité, implicitement aussi la connexion, b) c'est un fait indépendant de toute discussion métaphysique que le rêve nous apparaît comme tel quand il nous laisse un souvenir.C) - Même au 'cours du rêve on peut observer, dans .certains cas, une attitude mentale rie critique objective. On distinguera donc : la critique éveillée et la critique endormie.I - CRITIQUE ÉVEILLÉE Deux caractères fondamentaux : la connexion et l'actualité.A) - La connexion a) Il serait inexact de dire que les rêves sont entièrement incohérents : au contraire le pouvoir suggestif attaché à chaque image et la base sensorielle sur l'existence de laquelle a insisté avec raison M. Bergson, donnent au rêve une allure systématique, parfois même très voisine de cette systématisation authentique qui' est la perception du monde extérieur, mais au réveil nous avons deux raisons de n'être point dupe, b) la première est que les deux systématisations sont incompatibles et qu'il y a, pour parler le langage du cinématographe « surimpression » ; c) la seconde, qui nous force à rejeter la systématisation du rêve au bénéfice de celle de la veille est que des incompatibilités s'y manifestent rétrospectivement notamment celle d'un corps étendu et de ses déplacements imaginaires; d) il est d'ailleurs loisible de supposer qu'un être incorporel s'est promené et c'est par cette supposition que « l'animisme » explique la croyance humaine au « double », origine selon lui de toutes les religions. La thèse est d'ailleurs contestée.B) -.

Quels sont les signes qui nous permettent de distinguer 

nettement d'une part le rêve, de l'autre la conscience à l'état de veille  ?

Corrigé : Quels sont les signes qui nous permettent de distinguer 

nettement d'une part le rêve, de l'autre la conscience à l'état de veille  ? Corrigé de 764 mots (soit 2 pages) directement accessible

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