LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- admettre : Accepter, donner son assentiment, reconnaître.
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- révolte : Soulèvement de la conscience et attitude de refus devant une contrainte. Principe actif d'énergie.
Extrait du corrigé : Le peuple, déjà soumis à la loi civile, ne doit pas réfléchir sur l'origine du pouvoir suprême pour le remettre en cause, parce qu'il lui doit une obéissance inconditionnée. L'idée d'un droit à la révolte ne peut exister, car cela signifierait que le peuple ait envisagé la possibilité de remettre en cause l'Etat. Or, si un des sujets se révolter contre lui, il est mis à mort car il remet en cause la volonté législatrice universelle de l'état juridique, ce qui n'est pas possible, car la loi est universelle et a priori. ● Il n'est pas possible non plus d'admettre logiquement cette idée de droit à la révolte pour Kant, parce que cela implique qu'il faudrait que celui qui cherche à limiter la puissance de l'Etat par la révolte (le peuple) soit aussi fort que lui, et puisse ordonner publiquement la révolte. Ce n'est pas possible, et si c'était possible, ce serait le souverain lui-même, ce qui est contradictoire. Sans compter que la législation suprême ne peut pas comprendre en soi une détermination d'après laquelle elle ne serait pas suprême. ● Il est donc totalement impossible pour Kant Métaphysique des moeurs,d'admettre l'idée d'un droit à la révolte, puisque cela est non seulement logiquement impossible, mais aussi parce que si c'était le cas, la vie de l'Etat serait en danger. II/ Dans certaines circonstances, l'idée de ce droit à la révolte est tout à fait admissible : Cependant, il existe certaines circonstances dans lesquelles ce droit à la révolte peut être une idée tout à fait acceptable. En effet, si les individus ont construits l'Etat, c'est pour se protéger les uns des autres, et non pas pour subir les assauts d'un nouvel assaillant. Si l'Etat provoque ce contre quoi les citoyens ont essayé de se protéger en le créant, alors il est possible d'envisager l'idée d'un droit à la révolte.
Corrigé de 1314 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "PEUT-ON ADMETTRE L'IDÉE D'UN DROIT A LA RÉVOLTE ?" a obtenu la note de : aucune note
a-t-on admettre révolte l'idée mort droit d'un être soi-même obstacle conscience genre "qui etre j'ai penser cultures l'unité d'être révolter question pas exacte humain suis-je diversité réponse
![]() | ![]() |
Bien définir les termes du sujet :
- « Peut-on » : désigne la possibilité de faire ou d'accomplir quelque chose.
- « Admettre » : c'est laisser la possibilité d'exister à... supporter, souffrir l'existence de…
- « Idée » : il ne s'agit pas ici d'admettre l'existence de, mais seulement l'existence de l'idée de…, c'est-à-dire la représentation abstraite de ce droit à la révolte.
- « Droit à la révolte » : il faut ici garder l'expression dans son ensemble, car il ne s'agit pas que d'un droit, mais d'un droit à : c'est le pouvoir moral de faire ce qui est conforme à une règle précise. Le droit à la révolte est différent du droit de révolte, puisque ce dernier implique l'existence d'une règle selon laquelle nous serions autorisés à nous révolter, alors que le droit à la révolte pose seulement la question de savoir si cela est permis. La révolte – différente de la révolution – est une rébellion, un soulèvement contre l'autorité établie, un refus d'obéissance, une opposition à une autorité quelconque.
Construction de la problématique :
La révolte n'est donc possible que s'il existe une communauté des hommes et une autorité contre laquelle se soulever, c'est-à-dire que s'il existe un Etat. La formulation du sujet est prudente quant à ce droit de révolte : elle n'affirme pas l'existence d'un tel droit qu'il faudrait retrouver et justifier, et ne demande pas s'il est légitime. Elle pose simplement la question de savoir si sa seule existence est envisageable.
S'il en est ainsi, c'est parce que le droit à la révolte semble contradictoire et peut être dangereux. En effet, comment un Etat pourrait-il comprendre en lui-même la condition de sa destruction ? Et comment les hommes pourraient-ils vouloir détruire ce qu'ils ont créé ? Ceci sans compter qu'un droit à la révolte mal utilisé ou mal compris pourrait menacer l'ordre politique et le mener au chaos.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie