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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Extrait du corrigé : De là sont nés deux groupes de théories : - les unes essayant de ramener l'essence de la matière à des groupements d'énergies simples en elles-mêmes; - les autres affectant de ne voir, dans ce qu'on appelle « la vie de l'esprit », que le résultat de mouvements plus ou moins compliqués, mais toujours quantitatifs et déterminés de la matière. Que valent le monadisme leibnizien et le mécanisme matérialisme ? C. Sans instituer ici une discussion complète sur ces deux systèmes, il semble que : a) Le monadisme, en ramenant la matière à des éléments simples et actifs, expliquera difficilement le caractère d'étendue: et d'inertie qu'on trouve dans les corps. Ainsi le pur dynamisme, rapprochant trop la matière de l'esprit : 1° heurte violemment ce que l'expérience nous apprend du monde extérieur; 2° il se heurte aussi à cette difficulté signalée par Pascal dans son opuscule De l'esprit géométrique : constituer un divisible avec plusieurs indivisibles; et, de ce chef, s'oppose à notre raison. b) Les systèmes à tendances mécanistes, cherchant à réduire l'esprit à la matière, ne semblent guère plus satisfaisants, qu'il s'agisse de l'épiphénoménisme ou du matérialisme proprement dit. Le premier ne peut expliquer comment cet aspect, ce « reflet » conscientiel subjectif, intérieur et simple apparaît et naît tout à coup des phénomènes objectifs et étendus dont les caractères lui sont directement opposés. Quant au second : - il obéit à un préjugé de système en rejetant tout moyen de connaissance directe autre que les sens, alors que la conscience et la raison témoignent par elles-mêmes de leur activité cognitive. - de plus, il confond (plus ou moins sciemment) condition « sine qua non » et cause proportionnée. L'activité cérébrale est condition nécessaire de la pensée humaine voilà tout ce que prouvent les faits cités : ils n'y montrent nullement une condition suffisante, une cause.
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Le corrigé du sujet "Faut-il opposer l'esprit et la matière ?" a obtenu la note de : aucune note
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