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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- légitime : Qui est naturellement juste, fondé. "Légitime" a un sens plus général que "légal", il peut donc être légitime de s'opposer à ce qui est légal, comme la morale peut s'opposer à la politique.
- violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
Extrait du corrigé : D'une manière générale, par exemple, la limitation de ma liberté par la loi est légitimée par la nécessité de ne pas empiéter la liberté des autres. Qu'est-ce qui « légitime » la peine de mort ? On voit deux arguments : - Le premier est une forme de vengeance. Est-ce un argument légitime ? Sans doute pas. (A vous de voir pourquoi). - Ensuite, la menace de la peine de mort est un moyen de défendre les droits des individus. En effet, en menaçant les individus de la peine de mort, on les dissuade de porter atteinte de porter atteinte gravement à la société ou à ceux qui la composent ; on veut notamment dissuader de porter atteinte au premier des droits, celui de rester en vie. Ces légitimations sont-elles légitimes ? On peut estimer pour tout un tas de raison que la peine de mort est illégitime.
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Le corrigé du sujet " Est-il légitime de recourir a la violence pour défendre ses droits ?" a obtenu la note de : 









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Il est important de s’interroger sur chaque terme décisif du sujet.
Il convient notamment de distinguer ce qui est « légitime » de ce qui est « légal ».
Si les deux termes ont la même origine (lex, le mot latin qui signifie « la loi »), il y a néanmoins une nuance importance qui les différencie.
La légalité désigne soit la conformité à la loi, soit l’ensemble des lois qui déterminent comme licites ou illicites des comportements.
La notion de légitimité a une extension plus large que celle de légalité. Alors que la légalité définit des obligations et des contraintes, la question de la légitimité conduit, elle, à s’interroger sur les fondements des obligations et contraintes.
La question de la légitimité est une interrogation à propos du bien-fondé d’une action, sans que cette interrogation soit nécessairement liée au cadre de la loi. On peut ainsi interroger la légitimité d’une loi.
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », selon l’article premier de la déclaration des droits de l’homme. D’une manière générale, « le » droit organise la vie en commun des individus. « Les » droits, plus précisément, sont rendus effectifs par la loi. Une société se caractérise entre autres par les droits qu’elle garantit aux individus.
Les droits n’existent que dans le cadre d’une législation.
La première à devoir défendre nos droits, à devoir défendre les droits qu’elle garantit aux individus, n’est-elle pas la société elle-même ?
Ensuite, n’est-ce pas au niveau individuel qu’il faut parfois être conduit à défendre ses droits ? Il faut certainement défendre ses droits ; peut-on pour cela recourir à la violence ? La difficulté de la question est celle-ci : si nous avons des droits, c’est que nous vivons dans une société qui nous les garantie ; alors n’est-ce pas à la société de les défendre ? Ainsi, défendre ses droits, n’est-ce pas les faire-valoir dans l’instance qui l’applique, notamment la justice ?
L’usage de la violence n’est généralement pas inscrit dans le droit. Il n’est donc au premier abord pas légal d’utiliser la violence. Mais y a-il de contextes ou cela peut-être légitime ? Y a-t-il effectivement des violations de droit qui rendent légitime le recours à la violence ?
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