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Extrait du corrigé : C'est cette ambivalence qui constitue le contenu de la question.Or, il est dit ici que « penser, c'est dire non », à savoir nier, refuser, dire que ne pas... Il y a un paradoxe en cet énoncé. Exercer une activité intellectuelle, ce serait, avant tout, refuser, ne pas adhérer, exercer un pouvoir de négation, ne pas affirmer. Pourquoi donc cette liaison étonnante du jugement et de l'activité de la négation ? Il faudra éclairer cette paradoxale liaison.*Attachons-nous à cet énoncé plus ou moins énigmatique. De l'affirmation (dire oui) ou de la négation (dire non), laquelle est première et décisive ? Réfléchir, ne serait-ce pas mettre à distance un « oui » primitif, une « crédulité » ? Penser, n'est-ce pas, alors, douter ?
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objectivité mort meilleur autrui admettre régimes nous-mêmes qu'à science connaître penser partir opinions autrement toute "non renoncer démocratie est-ce pouvons-nous dire recevables
Peut-on en droit définir la nature de la pensée comme acte fondamental d’opposition, et plus fondamentalement encore de négation, de destruction ? Et si cela est légitimement possible, à quoi la pensée, pour être véritablement en acte, doit-elle dire non ? N’est-ce pas réducteur, voire dangereux, de faire tenir l’essence de la pensée dans une négation originaire ? Se servir de son propre entendement est-il pour autant synonyme de destruction, c’est-à-dire d’annihilation de toute pensée extérieure ? C’est donc tout à la fois la nature, l’essence de la pensée qui est ici mise à la question, tout autant que le fondement de l’opposition et son champ d’extension légitime.
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